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AU NOM DE DIEU LE CLEMENT LE MISERICORDIEUX

COMMENTAIRE SUR LE LIVRE

GHOUNIET EL MOURID FI CHARHI MASSA’ILI NADHMI

KALIMATAYI ETTAOUHID

 

(LA SUFFISANCE DU DISCIPLE  CONCERNANT L’EXPLICATION  DU

POEME DES DEUX VERBES DE L’UNITHEISME)

DU CHEIKH  ABDERAHMANE  BACHTARZI

 

 

    Cheikh Abderahmane Ben Ahmed Ben Hammouda Ben Mamech , plus connu sous le nom de Bachtarzi , décèdé en l’an 1221 Higerien ( 1806 JC) , est enterré dans sa zaouia située à Charaa , ancienne place El Hamra , rue Tatache , à  Constantine .

    Natif d’Alger ou il reçut ses premières leçons, il partit compléter ses études auprès d’éminents savants de la prestigieuse université Ezeytouna de Tunis, ou il acheva de fortifier ses conaissances en sciences jurisprudentielles (El Ouloum Echaria ) et en lettres arabes ( Edeb) .

    De retour à Alger , sidi Abderhamane , désireux de parfaire encore plus son savoir dans d’autres domaines , entama des études à la zaouia du Hamma à Alger , ou il s’affilia à l’ordre des Khalouatia , ou il sera le disciple de prédilection du Cheikh Si  M’hammed Ben Abderahmane  El Guechtouli El Djerdjeri El Azhari , grand maître de l’ordre . 

  Après que Sidi Abderhamane Bachtarzi eut reçu une instruction et se distingua parmi ses condisciples, il reçut l’ordre de son maître de partir propager la Tarika  Errahmania à l’est du pays, et plus précisément à Constantine.

  Sidi Abderahmane Bachtarzi est l’auteur de plusieurs ouvrages , dont le plus important a pour titre «  Ghouniet  el mourid fi charhi nadhmi kalimatayi ettaouhid  » ( La suffisance du disciple concernant le poème des deux verbes de l’unitheisme). Ce livre apprécie des initiés , ou le maître a fait preuve d’originalité dans les pensées, est témoin de la vaste science , de la beauté et la richesse du style de son auteur .

   Ces qualités n’ont pas laissé indifférents tous ceux qui ont eu connaisssance de l’ouvrage, et attirèrent  nombre de mourides à la tarika suivie et prônée par le cheikh.

En parcourant le livre on est vite  convaincu que l’auteur est très versé dans la connaissance de la tradition prophétique, et dans l’ exégèse du glorieux livre qui est le coran .

   Quand à l’objectif visé par le maître , c’est d’éclairer les esprits afin de leur permettre d’avoir une perception réelle de ce qui appartient en propre au fond islamique , ne laissant point de place aux influences étrangères à cette religion .

    L’ouvrage est divisé , en peut dire , en trois parties . En ouvrant le livre on découvre dans  première page une matrice composée de 28 vers , d’une élégance digne des grands maître , ou Sidi Abderahmane expose les raisons ayant motiver la rédaction de l’ouvrage et le but qu’il s’est assigné , comme on découvre que les questions , au nombre de 45 et auxquelles le maître doit apporter les réponses sont exprimées par les vers mêmes de la matrice . S’ensuivent la mention d’une brève, mais substantielle notice biographique de l’auteur et la date de l’édition de l’ouvrage (1904 JC), par l’imprimerie officielle de Tunis.

   En préambule, le cheikh invoque les deux principales raisons qui l’ont incité à produire un tel ouvrage et à développer un tel sujet. Il signala au passage, en toute humilité « que s’il n’était pas de taille à accomplir une telle tache, c’est en Dieu qu’il aura cherché l’aide nécessaire pour entamer et achever son travail ».

    L’une des raisons est que le maître a constater que la plus grande partie des frères dans la tarika , en invoquant l’unicité de Dieu dans leur dhikr , n’avaient pas une perception claire , ni une prononciation juste de la formule « Il n’y a de Dieu qu’Allah  » , ainsi que leur ignorance de  la signification du nom  majestueux de Dieu .

Quant à l’autre raison , le maître sollicité par certains proches , désireux d’être mieux éclairé dans le domaine du Taouhid (Unitheisme) , s’est fait un devoir de s’acquitter de cette mission et permettre aux mourides de mieux se doter en connaissances .

     Sidi Abderahmane doué de facultés remarquables et animé d’une foie ardente , développe les réponses aux questions que lui-même a formulé à travers sa kassida . Des réponses ou apparaît la vérité, fondée qu’elle est sur des versets coraniques , Hadiths ( dires du prophète , sur lui bénédictions et salut de Dieu ) ,citations et positions d’hommes célèbres ayant approcher la question de l’unitheisme par leur pénétrante sagacité .

      Au passage ,  le lecteur décèle un souffle léger de mysticisme révélant la personnalité mystique de l’auteur , qui s’est référé à des personnalités dont l’autorité dans le domaine de la jurisprudence et la connaissance de la vérité ( Ilm al Hakika ) , n’est pas sujette à caution .

       Usant d’une grammaire normative , il fait prendre au mouride un itinéraire balisé de versets coraniques et de Hadiths , parsemé de panneaux indicateurs , de considérations (Wakaffetes) ou le maître s’évertue à retenir l’attention par des explications , des rappels( Tenbihs) pour ne pas laisser l’esprit du mouride devenir la proie des errements , ou sujet à des tergiversations . Il fait  même preuve de largesse explicative, ou le mouride trouvera des bénéfices (Fawa’ids) à glaner.

        L’ouvrage traite d’une manière exhaustive et méthodique de l’ensemble des connaissances en matière de religion , étant donné que la structure  a été constituée par des versets et des hadiths (oussouls) , des fois répètes pour la circonstance , cimenté par des agrégats tels que les commentaires d’oulémas et houkamas ( savants et sages ) .

       Le maître a utilisé toute les ressources et s’est attelé à mener jusqu’aux limites ultimes la possibilité de  faire comprendre et instruire l’initié comme le néophyte sur l’unithéisme divin et sa perception réelle , pavoisant l’ensemble par des propos extatiques ( Chethates ) , qui glorifient Dieu le clément et miséricordieux . Le Ghout a produit une œuvre qui fait autorité dans son domaine .

       Ce livre , « Ghouniét  el mouride « , ou «  suffisance du disciple «  , en conformité avec la tradition  et l’usage est conseillé pour sa lecture afin de se constituer une provision d’où l’en puisera en cas de désarroi , comme a su bien  le souligner Cheikh Abderahmane  le pole de son temps . Rahimahou Allahou oua askanahou  faciha djinanihi   . 

      La zaouïa est dirigée actuellement par si Mohammed Chérif Bachtarzi Ben Abboud Ben Mohammed El Arbi , qui en est le dépositaire et le gardien vigilant du patrimoine de son noble aïeul Cheikh Abderhmane

      Sous la conduite éclairée de Si Mohammed Chérif , la zaouïa a gardé son aura et continue à  recevoir  les mourides de la tarika , qui se réunissent chaque jeudi , après la prière de l’Asser  pour psalmodier le Coran et évoquer Dieu et son prophète dans leur dhikr . Il est de meme pour la journée de chaque  vendredi  , ou une séance (Hadra ) se déroule au sein de la zaouïa , ou Medh  ( éloge ) et Kassaid ( poèmes ) sont récités en  groupe .

      Des  Hadrates sont tenues à chaque Mawled  Ennabaoui ,  anniversaire de la naissance du prophète ( sur lui bénédiction et salut )   .

       Si Mohammed Chérif veille scrupuleusement à l’entretien et la sauvegarde de la zaouïa qui fait partie du patrimoine de la ville , et qui en est l’un des joyaux conservé à ce jour . 

 

Commentaire fait par                      

Mr Becha Ahmed                        

Le 16 juin 2008